Première de couverture du livre "Les causes éperdues" de Laurence Biava

Oeuvre littéraire

Les causes éperdues

  • Éditeur : Les Editions Ovadia

  • Date de publication : 27 mars 2017

  • Format : Broché

  • Nombre de pages : 288 pages

  • Langue : Français

  • Prix : 20,00€

Oeuvre littéraire

Les causes éperdues

Première de couverture du livre "Les causes éperdues" de Laurence Biava
  • Éditeur : Les Editions Ovadia

  • Date de publication : 27 mars 2017

  • Format : Broché

  • Nombre de pages : 288 pages

  • Langue : Français

  • Prix : 20,00€

C’est un roman intimiste qui explore et transgresse les relations entre personnes célèbres et spectateurs/lecteurs/acteurs du monde anonyme. L’auteur prend prétexte d’un artiste célèbre, fil conducteur du livre, qui se souvient avec émotion et intensité de son enfance à Berlin jusqu’à cette fameuse chute du Mur qui lui servira de prétexte pour évoquer épiques tribulations malheureuses, et contexte politique difficile dans une Europe desservie par des conflits successifs. Aurélien Krys rencontre donc Astrée Klaer, forme d’Antigone écervelée et baroque, férue d’art et de littérature, avec laquelle il entretient une liaison platonique, proche du supplice amoureux…

Pourtant, un crime atroce survient, en pleine lutte contre l’antisémitisme dont il est, lui, victime, qui vient troubler et ralentir l’élan des exercices d’admiration d’Astrée en même temps qu’il l’interpelle sur les formes de ses engagements militant et artistique, l’obligeant à d’infinies remises en cause. Dès lors, lequel sauvera l’autre ?

Voici un conte allégorique, puissant, enflammé, très contemporain, qui révèle aussi bien la fureur de vivre des êtres attachés à leur passé que la passion artistique, dévorante. Le récit politique procède par strates et entraîne le lecteur à la source du conditionnement fanatique. Des considérations sur l’Europe qui périclite, à la critique acerbe d’un milieu verrouillé et mafieux, usant savamment de la métaphore, il dresse un constat mélancolique sur l’avenir du monde et dit la détresse des destins, que seuls le rêve et l’amour peuvent faire mentir. Un livre culotté, sans fausse note, et d’une belle lucidité.

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